Le boldu

Le boldu

« Le boldu croît naturellement dans les forêts du Pérou. Il n’a point encore été apporté en Europe mais il est probable qu’on pourrait l’y cultiver, avec quelques précautions » Encyclopédie méthodique d’agriculture, 1791


Infinite jest (3)

Publié par le boldu - blog littéraire sur 31 Mai 2016, 14:02pm

Catégories : #Critiques, #Séries

Cartographie des personnages d'Infinite Jest
Cartographie des personnages d'Infinite Jest

Comme beaucoup de lecteurs français, j'ai dû attendre plusieurs années avant de pouvoir lire la traduction d'Infinite Jest, de D.F. Wallace. Les éditions Au diable Vauvert, et ensuite celles de l'Olivier, se l'étaient repassée, et la publication avait été sans cesse retardée, probablement à cause de l'épaisseur et de la difficulté de l'oeuvre. Ma déception a malheureusement été inversement proportionnelle à mon attente. Certains critiques disent que le roman n'est plus adapté à notre époque. D'autres que le fouillis volontaire de l'oeuvre est destiné à rendre compte de la profusion des possibles. Mais n'est-ce pas la vocation d'une oeuvre d'art que de s'adresser à toutes sortes de lecteurs, quelle que soit leur époque ?... J'ai l'impression que ces analyses universitaires a posteriori sont plus là pour justifier la place de celui qui les a produites que pour statuer sur la possible accessibilité de l'oeuvre (cf. art. précédent). En l'occurrence, y aurait-il une période d'occultation pendant laquelle on ne pourrait pas s'attaquer à ce livre (un peu comme pour Les Jardins Statuaires) ?... Le génie de D.F. Wallace m'est apparu à tant de reprises que je ne pouvais imaginer que son chef d'oeuvre soit aussi indigeste. La traduction ne me semble pas en cause (un grand livre dépasse les problèmes de traduction.) Je me dis que, peut-être, notre petite culture française n'est pas en mesure d'encaisser un tel pavé. Ou que nous ne sommes pas encore aussi concernés par les problèmes d'aliénation liés aux drogues ?... Quoiqu'il en soit, c'est une grande déception. J'attendais un maître-livre comme on n'en rencontre que quelques-uns dans sa vie, et j'en suis pour mes frais d'illusoires fantasmes. Mais ne dit-on pas après tout que, pour paraphraser Coluche, le meilleur moment quand on va chez les putes, c'est celui où on monte derrière la fille dans les escaliers ?

D.F. Wallace (1)


Le bandana de D.F. Wallace (2)


Extrait

Commenter cet article

Archives

Articles récents