Ce bon gros Ignatius
Publié le 22 Avril 2025
Une première présentation d'Abel Fourchaumes :
« Quand j’ai commencé la lecture de ce roman, j’ai su immédiatement que j’allais passer un bon moment : des phrases précises, légères, agréables ; un style maîtrisé, parfois maniéré, mais toujours à bon escient. L’auteur manie une plume souple et joueuse, n’hésitant jamais à explorer des tournures audacieuses. Les pages regorgent de trouvailles stylistiques, et très vite, on n’a qu’un désir : poursuivre la lecture, espérant que l’auteur nous mènera jusqu’au bout avec la même virtuosité.
On suit alors Abel Fourchaumes, déambulant dans les rues de Paris, s’égarant dans des lieux improbables, traînant sa carcasse de la banque Bonal à Rome, en passant par un week-end mémorable au fin fond de la Bourgogne. Impossible de ne pas penser à La Conjuration des imbéciles et à ce bon gros Ignatius, qui choque et perturbe tout sur son passage. Abel Fourchaumes est de la même trempe : un personnage haut en couleur, intrépide, rêveur, joueur, traversé de mille passions, et peut-être hanté par une question essentielle : comment être un bon père quand on ne voit jamais son enfant ?
Tout au long du roman, l’auteur nous offre des pages tour à tour hilarantes, touchantes, souvent loufoques, tout en semant çà et là les pièces d’un puzzle dont on espère qu’il se reconstituera peu à peu. Et la magie opère. La lecture devient jouissive. Abel nous touche à chacun de ses gestes. On rit avec lui, on pleure avec lui, on partage ses doutes, ses élans, ses déambulations. Et, lorsque l’on referme enfin ce livre, une certitude s’impose : on ne peut s’empêcher de se dire que l’auteur a réussi et a tenu toutes les promesses annoncées dès les premières pages — et même bien davantage. Un véritable bijou. »
Mike Kasprzak
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