Tarnac
Publié le 24 Avril 2013
Dans le sillage de mon article sur les flux…
« Si l’on a mis tant d’efforts à emprisonner pour terrorisme quelques jeunes paysans communistes qui auraient participé à la rédaction de L’Insurrection qui vient, ce n’est pas pour un « délit d’opinion », mais bien parce qu’ils pourraient incarner une manière de tenir dans la même existence des actes et de la pensée. Ce qui n’est généralement pas pardonné. Ce dont on accuse ces gens, ce n’est ni d’avoir écrit quelque chose ni même de s’être attaqués matériellement aux sacro-saints flux qui irriguent la métropole. C’est qu’ils s’en soient possiblement pris à ces flux, avec l’épaisseur d’une pensée et d’une position politique. Qu’un acte, ici, ait pu faire faire sens selon une autre consistance du monde que celle, désertique, de l’Empire. […] On a donc craint que ne se propage ici une idée du politique, anonyme mais rejoignable, disséminé et incontrôlable, et qui ne puisse être rangé dans le cagibi de la liberté d’expression. »
Tract du Comité invisible, 2009 (in Tarnac magasin général, David Dufresne, 2012))
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