Top articles
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Mille-feuille de la laideur
Le mille-feuille de la laideur, c’est le mille-feuille de la vie. Je connaissais une grand-mère qui disait que la vie, c’était comme un « gros gâteau de m... » – et que tous les jours, il fallait en manger une tranche. Je ne trouve pas la formule très...
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Lendemain de fête
[...] Le lendemain matin, luttant contre les remontées acides du pétillant chilien, nous dévalons les pentes du cerro Otto . Dans une ambiance printanière. Nous sommes escortés par quatre bassets qui nous mordillent les semelles. Assez souvent, par le...
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Les monstres (et leurs pourvoyeurs)
90% des livres ne sont pas de la littérature, ni de l'art, ni de la culture, mais des produits culturels. C'est-à-dire que leurs auteurs, éditeurs et prescripteurs ont parfaitement intégré la compromission au monde de la Marchandise dans leur cahier des...
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Les personnages : Néva
Après avoir planté le décor du passage Jouffroy ( Veilleur de nuit ), je vais évoquer les personnages qui l’habitent. Néva faisait partie du personnel de l’hôtel Liszt. Etant un fervent amateur de littérature russe, la simple évocation de sa géographie...
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Veilleur de nuit (IV)
Il est deux heures moins le quart. J’achève ma deuxième ronde. L’hôtel est calme, presque désert. Seuls trois clients restent encore à arriver. Je ne les attends pas. Je m’allonge sur le divan, en sachant qu’à tout moment, l'un d'eux risque d'arriver....
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Sur le papier toilette ouzbek
Vous a-t-on jamais parlé du papier toilette ouzbek ?... S’il existait une échelle pour mesurer le grain et l’efficacité du papier à gratter (et je ne doute pas, en y réfléchissant, qu’il doit bien en exister une), le papier hygiénique ouzbek serait certainement...
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Les silences de la ville
Les silences de la ville Myriades de fenêtres Me reviennent à présent Qui transpercent la nuit Les hautes tours, fragiles Comme des cibles muettes Les bureaux transparents Pour archers de l’Ennui Passerelles enchevêtrées Les silences de la ville Dallages...
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Les aumônes d'autrui
« Notre vie d'adultes se borne à faire l'aumône aux autres. Nous vivons tous des aumônes d'autrui. Nous gaspillons notre personnalité en orgies de coexistence. Chaque parole prononcée nous trahit. Le seul moyen de communication tolérable est la parole...
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La vie spectrale
Tous ceux qui ne sont plus capables de lire, ni de regarder une oeuvre d'art, ni de se concentrer sur quelque chose un peu longtemps, ne sont plus présents au monde autrement que pour cliquer, consommer ou regarder des images avec des yeux énamourés d'esclaves...
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Montpelliéreine
Les amoureux aussi arrivent à s’ennuyer J’en ai vu un exemple, hier à Montpellier Ils étaient tous les deux, près d’un lac, en tailleur Ou peut-être un moulin – enfin, disons : Ailleurs L’ombre d’un grand cyprès retombait sur leur corps Qui me semblaient...
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Annus Covidus
« Toujours est-il que cette inaptitude à nommer le mal par un vrai nom commun pas trop imprononçable, assez universel et à peu près simple, comme on disait jadis la peste, la gale, le choléra, la grippe ou la guerre, ces maux historiques donc bien nommés,...
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La solitude
« Rien n'a d'importance, et je crois que bien des gens ont considéré la vie comme un enfant turbulent, en soupirant après le calme qu'ils allaient enfin connaître quand il irait se coucher. » Pessoa Je crois que l'un des plus justes pressentiments de...
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J'ai écrit
J’ai écrit dans des gares, j’ai écrit dans des cafés, j’ai écrit dans des trains, j’ai écrit aux cabinets, j’ai écrit sur le dos, j’ai écrit sur le ventre, j’ai écrit allongé, j'ai écrit comme un tribun, j'ai écrit sur le coude, au point d'en déchirer...
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Dans le métro
Lorsque je rentre du travail, Je croise des tonnes de gens Qui vont à leur travail Tandis que moi j'en reviens Ils marchent très vite Ils n’avancent pas dans la même direction que moi Ils vont travailler, tandis que moi je vais me coucher Il me faut slalomer...
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Une cuisine népalaise
Vers six heures, comme chaque soir, le guide nous invite à fuir le vacarme de la salle commune pour la cuisine. Les cuisines népalaises ne sont pas comme les autres. N’importe qui peut venir s’y asseoir, à l'improviste. Toutes sortes de personnes s’y...
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Tristesse
La plupart de mes promenades, je les effectue au Père-Lachaise, plus que tout autre espace digne de ce nom où je puisse déambuler sans tomber sur la vue d’un immeuble, ou d’un tricycle d’enfant. On a beau dire, il y a plus gai comme promenade, mais le...
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Le patio
Je m’aperçois que je n’ai même pas évoqué le patio de notre pension. C’est pourtant l’un des lieux les plus emblématiques. Constituée de trois étages, au long desquels courent des balcons, et des tables basses pour la chicha, la cour s’organise autour...
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Les fils de David
Alors voilà le topo. Le week-end dernier, avait lieu à Saint-Tropez le grand rassemblement annuel des conducteurs de Harley. De tous les coins d’Europe, les gars ont débarqué, peinards, sur leurs bécanes rutilantes. Cuir & acier trempé, moustaches rebiquantes,...
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Savoir raconter des histoires (critique indirecte de La vie et les opinions de Tristram Shandy)
« J’ai déjà dû dire sur ce blog que je considère l’histoire, quand il y en a une, comme faisant partie intégrante de la forme. » P. Annocque L’écrivain Philippe Annocque note, quelque part sur son blog, que le fait de raconter des histoires fait partie...
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La bomba de gasolina
De mes dernières vacances, je retiens la rencontre d'un personnage pour le moins haut en couleurs qui habitait pas loin de la maison où nous logions. Il s'appelait Ben. D’origine hollandaise, Ben avait dû à une pension d’invalidité de passer sa retraite...
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La plus secrète mémoire des hommes
« Un temps la Critique accompagne l’Œuvre, ensuite la Critique s’évanouit et ce sont les Lecteurs qui l’accompagnent. Le voyage peut être long ou court. Ensuite les Lecteurs meurent un par un et l’Œuvre poursuit sa route seule, même si une autre Critique...
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Le fruit
Le fruit est là Devant moi Il a l’air d’être immobile mais à l’intérieur de ses quartiers c'est gorgé de sucre Il mûrit On a l’impression qu’il ne bouge pas Que rien ne pourrait lui arriver Que même la branche de l’arbre sur laquelle il a poussé Ne pourrait...
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Siamois
Je suis né gros, tu es difforme, nous sommes petits Je suis boiteux, et alcoolique, et inverti Tu es ravie quand je te dis : C’est la nature humaine, qui t’as faite naine et mienne Je suis à toi tiqueux Tu es à moi morveux Et nous sommes déjà deux A être...
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Le grand-remplacement
Comment ne pas éclater de rire quand on vous parle encore de Grand-Remplacement dans les sphères politico-médiatiques, désormais si éloignées de la réalité, alors que c'est par la Machine que nous allons bientôt être grand-remplacés ? Et comment ne pas...
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Par gros temps
Tout est lent. Comme une longue nuit d'ivresse, lancinante et hoqueteuse. On ne réfléchit pas. On se cogne contre les murs. Même une partie de molky sur l'entrepont relève du calvaire. Parler semble irréel. Et regagner sa cabine, après ça, vous ramène...
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