Top articles
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Le démon
« Le démon constitue, en chaque être, la possibilité de ne pas être qui, silencieusement, implore notre secours […]. Le mal n'est que notre réaction inadéquate face à cet élément démonique, notre mouvement de recul effrayé devant lui, pour exercer – en...
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Ode
Ô les hautes terres de solitude Ô les contrées d’ennui morbide Ô les déserts et les mirages De l’écheveau qui se dévide Ô les rituels inassouvis De ma jeunesse qui s’achève Ô les vipères de la pensée Et les crotales de l’oubli Hauts ces silences dans...
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Oliva †)
Comme elle me semble loin, cette haute terrasse Où nous passions ensemble les soirs d’été torride Parmi les maisons blanches et les azulejos D’un vieux mas andalou dont les rues étaient vides Au loin planait la mer, dans son manteau de bruine Qu’un croissant...
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En terrasse
« Le sentiment doux et indulgent d'amour pour l'humanité, que l'on éprouve par un jour froid, durant un moment passé dans un café – quand on observe le visage émacié et triste de quelqu'un, la bouche crispée d'un autre, la voix dolente et bonne d'un troisième,...
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La ligne de fuite
« Pour ne plus penser à la grippe qui le guettait, Mangeclous s'approcha de la portière. Contre la courbe du coteau quatre ruban d'acier brillotants furent précipités. Hurlant de peur, le train plongea dans un tunnel mugissant. Cris de fers, effarouchements...
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3 citations de Borges
« Je n'écris pas pour une petite élite dont je n'ai cure, ni pour cette entité platonique adulée qu'on surnomme la masse. Je ne crois pas à ces deux abstractions, chères au démagogue. J'écris pour moi, pour mes amis, et pour adoucir le cours du temps....
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Les quatre piliers de l’art (selon Nabokov)
« A mes yeux, un roman n’existe que dans la mesure où il suscite en moi ce que j’appellerai crûment une volupté esthétique, à savoir un état d’esprit qui rejoint, je ne sais où ni comment, d’autres états d’esprits dans lesquels l’art –c’est-à-dire la...
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Ā
J’ai devant moi un chat Un chat non angora Mais comme il faut appeler un chat un chat Et non par ce qu’il fait ou ce qu’il doit Appelons-le non-a * Cet hommage à un livre Ou à un philosophe Ou à ce que vous voulez qui l’apostrophe Vous fait sentir de...
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Sur Manuel Castells
« Les changements constatés dans les relations de production et de pouvoir et dans les relations interpersonnelles aboutissent à une transformation des fondements matériels de la vie sociale, de l'espace et du temps. L'espace des flux domine désormais...
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Le parasol dégoulinant
Ça y est enfin je suis assis Dessous un parasol dégoulinant Dans un café bien à l’abri Du mauvais temps On dit qu’ici au pays basque Les nuages passent avec le vent Les parapluies dans des bourrasques S’enguirlandant Mais aujourd’hui une pluie tenace...
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Chanson (sur un air preste et enjoué)
à Oscar Ah, les filles argentines Derrière leurs volets clos Se parent et s’enluminent Pour danser le tango Dans les rues, coude à coude Etoiles à la grande ourse Et que rien ne dessoude Elles marchent au pas de course Fusillant du regard Déshabillant...
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Traversée du désert
à Bossman Depuis bientôt quinze ans, je traverse un désert Et ce désert est littéraire C’est un désert fait de l’ignorance de mes semblables Qui veulent tous du roman Un par an Entouré d’une belle collerette rouge autour du cou Comme on harnache les bêtes...
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La traduction est une enclume
Comment reconnaître une œuvre d'art ? Comment la distinguer, ne serait-ce qu'un instant, de son appareil critique, de ses exégètes, de ses inlassables plagiaires, de ceux qui la jugent nulle, de son destin final de solitude ? C'est facile. Il faut la...
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L'hypercoach
« Etre une star ou une personnalité de rang mondial n'est rien. Parfois même on ne choisit pas de voir s'abattre sur soi l'amour de la foule, comme ces vedettes de la télé-réalité qui ne savent rien faire de leurs dix doigts et semblent élues par le désir...
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Providence
" Mon Dieu, quel cul de basse fosse répugnant ! Je savais que Providence avait ses taudis, tout comme l'antique Bostonium. Mais du Diable si j'ai jamais rien vu de comparable à cette porcherie grouillante des bas-quartiers de l'East Side ! Nous avons...
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Marseille
Warning, klaxon, gueulantes Pastis, chorba, fumets Scooter en double file S’emmêlant sur les tables Longues sirènes hurlantes T’es qui toi enculé ? Poison, urine, amiante Couscous, constats, PV Emanations subtiles Se réglant à l’amiable D’altercations...
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Le cimetière de mon grand-père
Il existe un endroit, au coeur de l’Estérel, Un morceau de garrigue oublié par les vents Où la terre paraît pouvoir toucher le ciel Et le chant des grillons sembler presque apaisant C’est là que mon grand-père, pour toujours, repose Au milieu d’une allée...
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Le mur infranchissable
« Quand tu es en face, les yeux dans les yeux de ton prochain, c'est comme si en réalité ton visage était plongé dans son visage et que tes yeux étaient enfermés comme dans des boîtes sphériques, dans ses yeux, et c'est alors que tu perçois le mur infranchissable...
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La perte de contact avec le réel
« Dans un tel contexte, il semble plus pratique de promouvoir des produits de niche, c'est-à-dire des biens culturels destinés à une clientèle préétablie, plutôt que de prendre des risques. Cette clientèle vit depuis longtemps sous perfusion des mêmes...
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Un truc soit disant super...
Dans le sillage de la sortie d'Infinite Jest (L'infinie comédie) en France, un texte visionnaire de David Foster Wallace : «.... Il y a de grandes chances pour que mes vociférations sur l'impossibilité de se rebeller contre une aura qui promeut et vicie...
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[Flux]
Mon père m’avait bien dit Couvre toi bien petit Un jour tu n’auras rien Que des mots dans ta besace Oh de guerre lasse Pour si peu Rendre les gens heureux N’est pas un sacerdoce Il faut encore aimer les gens Et pouvoir apporter Un peu de cette beauté...
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Médiocrité (j'écris ton nom)
Médiocrité J'écris ton nom Sur mes cahiers Sur mon blouson Sur la parole reçue Sur les noms vingt fois entendus Sur tant de livres lus J'écris ton nom Je sais que je ne devrais Nourrir d'aussi négatives pensées, Mais sur le positivisme forcené J'écris...
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Voyager
Je voulais voyager J’ai toujours voulu voyager Mais mes frères et mes sœurs de la Nécessité m’en ont peu à peu dissuadé – Voyager ? m’a dit le poète, D’abord il te faut travailler Vingt fois sur le métier... – oh oui je sais je sais Mais ne faut-il pas...
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Santiago
J’étais si seul à Santiago Personne autour à qui parler Des inconnus, du froid, du chaud Quelques vapeurs sur le pavé J’étais si seul à Santiago Dans cette grande ville, toute délabrée Que même ma chambre, sombre cachot, Semblait pays de liberté J’étais...
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Ocelles
Le graal de la poésie C'est de crever, comme si on venait d'arriver Fous d'être encore en vie ! Dans l'extase du premier rayonnement Ah si l'on pouvait seulement connaître de nouveau l'émerveillement de regarder les choses, comme quand on était enfant...
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